Portrait en noir et blanc d’Anna Aguerre, souriante, cheveux tirés en queue de cheval, en blazer noir.

Anna Aguerre, photographe de mariageQui je suis

À dix ans, j’ai acheté mon premier appareil avec mes économies de Noël. Cent soixante euros, mis de côté pièce par pièce, pour un objet que personne autour de moi ne m’avait suggéré d’acheter.

Je crois que tout tient là. La photographie n’est pas venue à moi : c’est moi qui l’ai cherchée, et je ne l’ai plus quittée depuis.

Je m’appelle Anna, j’ai vingt-six ans.

J’ai toujours été amoureuse de l’amour. Bien avant de savoir ce que c’était, je regardais les couples avec une curiosité que je n’ai jamais perdue : la façon dont deux personnes se placent l’une par rapport à l’autre, se cherchent des yeux, se répondent sans un mot. Aujourd’hui je le vis à mon tour, et je crois sincèrement que cela change ma manière de photographier : on ne regarde pas de la même façon ce que l’on connaît de l’intérieur.

Puis il y a eu les mariages, et quelque chose que je n’avais pas anticipé : la confiance que l’on accorde à celle qui photographie. On me laisse entrer dans les heures les plus intimes d’une vie : le matin, les mots dits tout bas, les larmes que personne d’autre ne voit. Je n’ai jamais pris cela à la légère, et je crois que je ne m’y habituerai pas.

New York,2024

En 2024, je suis partie vivre un an à New York, dans l’Upper East Side.

Cette ville ne laisse personne intact. On y croise en une saison ce qu’on mettrait des années à rencontrer ailleurs.

J’ai photographié des couples, à New York comme à Boston, et passé mes journées auprès de photographes de mode et d’éditorial, dont certains signent pour Vogue Italia. J’ai appris auprès d’eux qu’une image se décide bien avant d’être prise, et qu’un geste peut être guidé sans jamais cesser d’être vrai.

La ville m’a appris le reste : cette façon de célébrer les mariages qu’on n’ose pas toujours en France, où l’on laisse la journée se dérouler sans jamais la contraindre.

Je suis rentrée avec les deux. L’émotion prise sur le vif, et l’exigence d’une image composée.

Valeurs : fine art, true emotions

Dans une immense salle dorée du Capitole de Toulouse, une mariée renverse l’autre pour un baiser, dans un rai de soleil.

Fine art

  • l’esthétique
  • la composition
  • la lumière
  • la direction
  • l’élégance
  • le souci du détail
  • l’image intemporelle
En noir et blanc, le marié renverse la mariée pour un baiser devant leurs invités hilares, ombrelles blanches levées.

True emotions

  • le réel
  • la spontanéité
  • l’imperfection
  • les gestes naturels
  • l’intimité
  • les émotions sincères
  • ce qui ne se met pas en scène
Me contacter